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SPA "...nous allons nous attaquer aux causes de la pauvreté au Bénin.."

Jan 29, 2016

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Qu'il nous souvienne...

INTERVIEW EXCLUSIVE AVEC SIMON PIERRE ADOVELANDE, COORDONNATEUR NATIONAL DE MCA-BENIN: Nous allons nous attaquer aux causes de la pauvreté pour que le revenu national soit plus grand et que la répartition soit plus…

 

Aujourd’hui et demain se concertent à Cotonou, les responsables des programmes du millenium challenge corporation dans l’espace francophone d’Afrique. Un séminaire qui portera sur la gestion des contrats. MCA-Bénin est un cas de réussite dans la réalisation de ce programme, dont l’expérience pourrait constituer un cas d'étude pour analyser les avancées de MCA dans cet espace. A cette occasion, le coordonnateur national Simon Pierre Adovèlandé s’explique sur les grands contrats et les projets en cours de réalisation par MCA-Bénin, sans oublier le détour par l’environnement social et politique du pays.

 

   En tant que Coordonnateur national du Programme du Bénin pour le Millenium Challenge Account, quels enseignements personnels tirez- vous de la gestion de ce premier compact, aussi bien en termes de mise en œuvre des différents projets de développement qu'en ce qui concerne leur suivi ?


   La première conclusion personnelle, c'est que le développement est possible. A MCA-Bénin, ce que nous faisons, c'est avec une équipe de cadres béninois. Et avec les résultats auxquels nous sommes parvenus aujourd'hui, nous pouvons dire que par rapport aux objectifs que nous nous sommes fixés, le développement est possible. La deuxième leçon personnelle, c'est que la transparence et la lutte contre la corruption ne se décrètent pas. C'est des processus qu'on met en place, qu'on évalue périodiquement pour garantir la transparence et c'est ce qui se fait également au niveau du programme. La troisième conclusion personnelle que je tire de ces trois années, c'est que l'économie béninoise a un fort potentiel. Mais pendant longtemps, nous avons manqué de nous attaquer aux maux, nous nous sommes attaqués aux effets. A travers le programme, nous avons réellement commencé à nous attaquer aux maux qui constituent les différentes contraintes à la croissance économique sur les quatre secteurs que nous avons identifiés, principalement le foncier, parce que toute activité de développement se déroule sur la terre aussi bien en milieu urbain qu'en milieu rural. C'est des questions essentielles sur lesquelles on doit mettre beaucoup de ressources, beaucoup d'accent. L'Etat crée les conditions, mais il faut amener les entreprises à opérer dans un environnement qui permette le développement de leurs activités, en les accompagnant et en mettant sur le marché des produits financiers adaptés à leurs besoins. Voilà les conclusions personnelles que je peux tirer après ces trois premières années.


   Vous avez parlé de suivi tout à l'heure et c'est une façon de travailler dans votre institution. Mais on vous a souvent reproché, au MCA-Bénin, d'être trop à cheval sur les principes, d'être trop procéduriers… Pensez-vous aujourd'hui que cette première expérience a apporté à la gestion des projets sur le plan national et pour votre propre expérience ?

 

   Pour ma propre expérience, ça fait maintenant 25 ans environ que je suis dans le domaine du développement. L'expérience du MCA est unique en son genre, déjà même dans le concept de base. C'est un programme conçu par le pays avant d'être soumis au bailleur de fonds. Alors que de façon classique, c'est le bailleur de fonds qui identifie ses secteurs de priorité, qui vient proposer un programme au pays. Et partant de ce concept de base, qui rompt complètement avec ce que nous avons fait jusqu'à présent, nous nous sommes rendus compte qu'il fallait définir les priorités par soi-même, ainsi tirer leçon des causes des échecs des programmes et projets précédents. Je n'ai pas dit que tous les projets que nous avons eus dans notre pays jusqu'à présent ont tous échoué. Mais dans la grande majorité, l'impact n'était pas toujours visible. Je pense que l'appropriation du projet par le pays est un élément déterminant, un élément fort. Il faut que nos pays arrivent à identifier leurs priorités eux-mêmes et à demander aux bailleurs de fonds de rentrer dans ces priorités parce que personne ne peut mieux concevoir les solutions que celui qui est dans la difficulté. Mais en plus, au niveau du programme, c'est que le suivi-évaluation est quelque chose de fondamental. Dans les pays francophones souvent, nous aimons faire beaucoup de phrases, et très peu de chiffres. Au début du programme, nous avons identifié des indicateurs clairs, des indicateurs de performance comme des indicateurs d'objectifs que nous suivons, au fur et à mesure, pour nous assurer que nous sommes en train de faire ce que nous avons promis de faire. Au niveau du suivi-évaluation, nous les avons si bien définis que nous avons aujourd'hui proposé au gouvernement d'utiliser les outils que nous avons développé au niveau du MCA pour le suivi-évaluation. Nous avons un mécanisme harmonisé de suivi-évaluation qui va être mis en œuvre dans six ministères ; au niveau des projets financés par le Programme d'investissement public du budget national, nous allons adopter le même standard de suivi-évaluation que ce que nous avons développé à MCA-Bénin. C'est autant de pratiques qui n'étaient pas courantes dans notre pays que nous sommes en train d'intégrer à partir de l'expérience que nous avons vécue au terme des trois années de mise en œuvre.


    Votre objectif final est la lutte contre la pauvreté. Si on prend l'ensemble de vos projets, notamment l'accès au marché, les Béninois ne voient pas toujours le lien direct qu'il y a entre la lutte contre la pauvreté et un projet infrastructurel comme celui de l'aménagement du port de Cotonou. Que répondez-vous ?


    En fait, il faut voir que dans notre pays comme dans plusieurs pays africains, le concept de lutte contre la pauvreté, très souvent, se résume à aller distribuer de l'argent aux populations alors que c'est un ensemble de paramètres qui constituent la cause de cette pauvreté. Je pense qu'à travers le programme, ce que nous essayons de faire, c'est de nous attaquer aux causes pour que le revenu national soit plus grand et que la répartition soit plus transparente. Si je prends la composante portuaire du programme, déjà en améliorant l'infrastructure du port, nous créons un environnement qui permet d'attirer les investisseurs aussi bien nationaux qu'étrangers. Si le port est fluide et transparent, déjà pour le producteur qui travaille dans son champ, nous aurons les coûts des intrants, des équipements et des facteurs de production les plus intéressants. En rendant le port plus transparent et plus efficace, les coûts liés aux flux des marchandises en entrée comme en sortie vont être beaucoup plus réduits, ce qui va créer une incitation à l'investissement dans notre pays. Je le disais tantôt, c'est l'investissement qui crée l'emploi et qui crée les revenus qui vont atténuer la pauvreté, améliorer le niveau de vie des populations.


    « GOUVERNER C'EST RENDRE SERVICE AUX POPULATIONS»


   Vous croyez au principe du partage de la prospérité ? 


  Oui, c'est un exercice qui demande beaucoup de sagesse de la part des gouvernants qui doivent de plus en plus intégrer la notion de service. Car en fait, gouverner, c'est rendre service aux populations ; ce qui doit de plus en plus nous amener à réfléchir sur le mode de répartition des ressources, sur le train de vie des gouvernants mais également sur les conditions que nous créons pour attirer l'investissement pour que le privé puisse exercer librement. Je prends un produit comme la facilité dans le programme MCA-Bénin qui est pour nous un mécanisme d'assistance et de développement des activités des micros, petites et moyennes entreprises. Des subventions que l'Etat doit, à mon avis, reprendre après. Dans la deuxième phase de la facilité, nous avons eu 300 projets et n'avons de ressources que pour en financer 25. Mais imaginez un programme au plan national où l'Etat accompagne par des subventions des réseaux d'entrepreneurs ! C'est exactement comme un père de famille qui investit sur son enfant…ce n'est pas un investissement à perte mais c'est une obligation de tirer les entreprises nationales vers le haut, de leur donner les conditions nécessaires pour qu'ils puissent développer leurs activités. Et je pense que c'est ce genre de mécanisme en milieu urbain qu'en milieu rural qui va générer des ressources pour développer des activités. Et par le biais du développement des activités, nous allons voir le revenu des populations augmenter, ce qui leur permettra de rentrer dans le système économique, de façon plus efficace et ce n'est que de cette manière qu'on peut lutter contre la pauvreté.


   Il est dit que vous avez atteint 80% de vos objectifs. Pourtant, on a eu comme l'impression d'une vraie accélération dans la mise en œuvre des différentes activités planifiées par le Programme qu'au cours des deux dernières années ? A quoi l'attribueriez-vous ?


   Les deux premières années, c'est comme si on préparait un chantier ; en somme c'était la phase de mobilisation. En fait, nous avons lors de la formulation du Programme retenu certaines activités sur lesquelles nous avions fait des évaluations sommaires. Les deux premières années nous ont permis d'aller en profondeur sur les études de faisabilité pour identifier les coûts réels avant de lancer les appels d'offres. Aujourd'hui, nous avons ouvert nos différents chantiers, donc la troisième année a été la phase de mise en œuvre des recommandations des conclusions de nos différentes études. Mais il faut dire que le programme a été planifié de cette manière pour qu'on monte en crescendo. On prépare bien le terrain, on identifie les différents acteurs, on identifie les produits à mettre sur le marché et à partir de la troisième année, nous sommes entrés dans la phase de mise en œuvre concrète sur le terrain. Mais il faut dire que ce qui donne aussi cette impression, ce sont les montants en jeu. C'est de grosses sommes d'argent qui sont en jeu et le fait d'avoir signé trois contrats, coup sur coup, nous a amenés à 120 millions de dollars sur les 307 millions. Du coup le niveau et le volume des ressources engagées donnent l'impression que c'est maintenant que démarre vraiment le programme. Mais il a fallu un temps de préparation qui nous a pris les deux premières années.


   « LES ENTREPRISES FRANÇAISES QUI ONT GAGNE LES MARCHES LES ONT GAGNES DANS LA PLUS GRANDE TRANSPARENCE »


    N'est-ce pas aussi parce que vous avez évacué l'aspect politique des entraves, en ce qui vous concerne personnellement ?


   D'ailleurs, il y a la signature des contrats sur le port qui était précédée d'une information sur votre prétendu contact avec Vincent Bolloré, un des adjudicataires de l'appel d'offre pour la réalisation du projet, alors même qu'on constate en définitive que la plupart des marchés sur ce projet, ont été emportés par des sociétés françaises. Il faut dire que le programme MCA-Bénin est unique en son genre, en termes de transparence et dans l'accès aux ressources. Nous avons lancé une compétition au plan international, mais il faut dire aussi que les entreprises anglo-saxonnes ne sont pas habituées aux zones francophones. Il y avait aussi une réputation de jeu pipé dans la zone francophone. Donc nous avons constaté qu'il n'y a pas eu beaucoup d'entreprises anglo-saxonnes qui se soient intéressées aux marchés que nous avons lancés. Mais je dois dire ici que les entreprises françaises qui ont gagné les marchés les ont gagnés dans la plus grande transparence. C'est parce qu'ils sont beaucoup plus enclins à travailler dans les pays francophones. Mais je dois mettre un bémol pour dire que l'un des plus gros marchés a été remporté par une entreprise indienne. Donc ce n'est pas que les entreprises françaises qui ont participé aux appels d'offres ; mais les entreprises françaises avaient déjà des infrastructures sur place. Je prends par exemple le groupe Satom. Satom a pu donner de bons prix lors de la compétition parce qu'il avait déjà certaines infrastructures sur place. Donc les coûts d'installation pour Satom ne seront pas les mêmes que pour une entreprise américaine qui doit s'installer pour la première fois au Bénin. S'agissant du groupe Bolloré, je pense que Bolloré a également gagné à la régulière cette mise en concession des quais que nous allons construire, même s'il y a eu de la mauvaise communication après la désignation de Bolloré comme adjudicataire. Il y a eu une très mauvaise communication qui a été faite. La précipitation et la visite du président du Groupe a ajouté à la confusion qui s'installait. Pour ce qui nous concerne à MCA- Bénin, nous avons été partie prenante de tout le processus qui a conduit à la sélection du concessionnaire et je peux dire que Bolloré a gagné de la façon la plus transparente.

   Les rumeurs qui ont circulé sur vos prétendus contacts avec le PDG de Bolloré, parce que vous auriez des ambitions pour les présidentielles de 2011, pourraient laisser penser que vous avez eu quelque influence sur le choix de l'entreprise française. Qu'en dites-vous ?


  De façon générale à MCA-Bénin, personne ne peut influencer le résultat d'une passation de marché. Quand on voit tel que le processus est monté, moi-même en tant que Coordonnateur national, par exemple, je ne suis pas membre d'un panel de sélection ni d'évaluation d'une offre. Tel que le mécanisme est mis en place à MCA-Bénin, personne ne peut influencer le résultat d'une passation de marché. Pour le cas précis de Bolloré, on m'a prêté beaucoup d'intentions, il y a eu beaucoup de montages qui ont été faits mais quand on est à des positions comme la mienne, il faut s'attendre à toutes sortes de cabales. C'est la sérénité et la transparence dans ce qu'on fait qui permet d'avoir un regard étranger qui peut à tout moment vérifier les choses telles qu'elles se passent en termes de procédures, d'attributions et ça permet de fixer les uns et les autres.


   « POUR LE CAS PRECIS DE BOLLORE ON MA PRETE BEAUCOUP DINTENTIONS IL Y A EU BEAUCOUP DE MONTAGES … »


   Et vous, vous prenez votre temps pour vous décider ?


   Oui, je prends surtout mon temps pour faire le travail à MCA-Bénin. Parce que les défis à MCA-Bénin sont énormes non seulement en terme d'engagement des ressources que nous avons à notre disposition mais aussi en terme d'accompagnement du développement du pays. Quand on voit les chantiers qui sont ouverts à MCA-Bénin par rapport à l'avenir du pays, je pense qu'il nous faut mettre beaucoup d'efforts, beaucoup d'énergies pour que les questions foncières, celles relatives à l'accès des micros, petites et moyennes entreprises aux ressources financières, l'environnement des affaires dans notre pays, l'efficacité du port de Cotonou soient des priorités. Elles demandent une présence et beaucoup d'énergies. Les autres questions vont arriver.


   A 25 mois de la fin du Programme, si tous les voyants semblent aujourd'hui au vert, n'y-a-t-il tout de même pas eu des choses qui ont moins bien marché que d'autres, des indicateurs qui n'ont pas été conformes à vos attentes ?

 

   A 25 mois de la fin du programme, je peux dire que notre bataille en ce moment se situe au niveau de la douane. Nous avons travaillé avec la douane pour élaborer une stratégie de modernisation de la douane, d'amélioration de la compétitivité du port y compris de l'efficacité du système douanier…Là, nous n'avons pas encore atteint nos objectifs. Il nous faudra mettre un coup d'accélérateur sur ce dossier pour vraiment rentrer dans la transparence dans le mécanisme de dédouanement des marchandises. Parce que les infrastructures que nous allons réaliser au port de Cotonou vont accroître le volume du trafic et il faut que le système douanier soit déjà aussi performant pour ne pas constituer un goulot d'étranglement et atténuer l'efficacité que nous recherchons au niveau du port. C'est un défi permanent, il y a des réformes profondes à faire au port de Cotonou. Il s'agira de procéder à la révision du code douanier de notre pays, qui est dépassé ainsi que le système de promotion à l'intérieur de la douane : c'est toute une réforme profonde qu'il faut introduire. Cela demande de la volonté politique et nos craintes c'est que nous sommes très proches des échéances présidentielles et les réformes ne sont pas toujours bienvenues à la veille des échéances électorales.


    « PROJET PORTUAIRE : LES ECHEANCES PRESIDENTIELLES CONSTITUENT POUR NOUS UNE MENACE EN TERME DE DISPONIBILITE DES DIFFERENTS ACTEURS »


   Après l'affaire Cen Sad, les perspectives électorales sont propices à la recherche de scandales sur les projets. Vous à MCA-Bénin avez-vous une responsabilité directe dans la réalisation des infrastructures lancées au port de Cotonou ?


    Notre responsabilité est grande parce qu'une chose est de signer des contrats, mais la gestion des contrats est tout autre chose. C'est pour anticiper qu'avec le Millenium challenge corporation, nous organisons à Cotonou les 15 et 16 septembre, un séminaire pour tous les MCA francophones d'Afrique sur la gestion des contrats. En prenant l'exemple des contrats du Bénin comme des études de cas. Nous allons utiliser ces cas au cours de ces deux jours d'atelier parce que la gestion des contrats nécessite une certaine harmonisation de tous les acteurs, de tous les intervenants sur la plateforme portuaire. Nous avons trois gros lots de travaux qui vont se dérouler dans un délai très court mais sans fermer le port pendant cette période. Le port doit être en état de fonctionnement pendant qu'on est en train de réaliser ces infrastructures. C'est donc un véritable casse-tête ; il y a un défi à ce niveau pour créer une bonne synergie entre tous les intervenants. Ensuite, pour ce qui concerne les autres activités, les échéances présidentielles qui arrivent constituent pour nous une menace, une menace en termes de disponibilité des différents acteurs sur le terrain mais aussi en termes d'interprétation de nos actions sur le terrain. Il ne faut pas se voiler la face : nous aurons à lancer les travaux de construction de huit nouveaux tribunaux de première instance sur l'ensemble du territoire national. Il ne faudrait pas que les visites de chantier soient mal interprétées par tous ceux qui seront dans cette fièvre des élections présidentielles. C'est donc autant de risques qui font aussi partie du développement. C'est des facteurs dont il faut tenir compte lorsqu'on élabore un projet. Déjà même au démarrage du programme, nous avons signé la convention de financement en février 2006, nous étions à la veille des élections présidentielles. Il y avait de gros risques que le programme ne soit pas mis en œuvre par ceux qui allaient gagner les élections en 2006, mais ça n'a pas été le cas. Donc à chaque étape dans la vie d'un programme, il y a toujours des risques qu'il faut anticiper et trouver les moyens d'atténuer pour que le programme atteigne ses objectifs. C'est ce à quoi nous allons nous atteler au cours des deux années à venir. Avec le gouvernement, c'est un processus permanent de concertation et d'explication pour montrer le bien-fondé de nos actions et je me réjouis que le nouveau conseil d'administration joue parfaitement sa partition. Avec le président du Conseil, le ministre Issa Badarou qui sait faire la part des choses et qui comprend le contenu du programme et le Conseil d'administration qui valide les activités que nous menons sur le terrain ce qui permet d'anticiper et de faire comprendre aux uns et aux autres le bien-fondé des activités que nous menons, tout devrait bien se passer.


    Si le Programme devait être reconduit, si MCA 2 venait à voir le jour, dans quels domaines estimez-vous que ces investissements pourraient être le plus bénéfiques au Bénin ?


    La réflexion que nous avons engagée à MCA-Bénin avant la fin du programme, c'est de se dire que MCA est une fondation que nous avons posée pour l'économie nationale. Que pouvons-nous maintenant bâtir sur cette fondation ? Il y a donc un groupe d'experts qui va se mettre au travail avant la fin de l'année 2009 pour commencer à travailler comme si le Bénin devait soumettre un deuxième programme à la partie américaine. Parce que le danger serait d'attendre octobre 2011 pour se demander qu'est-ce que nous allons faire. C'est déjà maintenant que « Nous allons nous attaquer aux causes de la pauvreté... », engager la réflexion que ce soit avec un financement du Millenium challenge corporation ou un financement autre que le gouvernement doit aller rechercher. Il faut que le pays s'approprie les résultats pour garantir la pérennisation des activités que nous avons lancées à MCA-Bénin. Cette action a démarré et nous allons, avant la fin de l'année 2010, disposer d'un document du programme MCA 2 comme si nous avons une deuxième phase du programme à faire. Il s'agira entre autres d'amplifier la sécurisation foncière, nous avons au cours du programme MCA 1 travaillé dans 300 villages, il faut généraliser à l'ensemble du territoire national. il faut trouver beaucoup plus de ressources pour accompagner les réseaux d'entreprises, la facilité doit être institutionnalisée pour pouvoir accompagner chaque année des réseaux d'entreprises mais également des jeunes entrepreneurs qui sortent et qui veulent se mettre ensemble pour que le gouvernement puisse les accompagner, comme un père de famille accompagne son enfant pour lui permettre d'entrer de façon solide dans la vie active. Il faut que l'Etat commence déjà par accompagner ses nationaux pour leur permettre de s'insérer dans la vie active par des mécanismes comme la facilité que nous avons développée. Il nous faut également développer l'agriculture-parce que nous avons sécurisé les terres. Il convient maintenant de les mettre en valeur mais pas pour que l'Etat se mette à faire de l'agriculture. L'Etat doit créer les conditions pour un développement harmonieux de l'agriculture par le secteur privé. C'est autant de chantiers qu'il nous faut ouvrir. Mais il faut également que nous nous intéressions à l'éducation, surtout à la formation professionnelle pour que les entreprises puissent disposer d'une main-d’œuvre adaptée à leurs besoins. Quand on regarde notre système éducatif, nous formons beaucoup de diplômés qui ne répondent pas à la demande des entreprises qui sont sur la place, il faut donc une adéquation formation et besoins des entreprises. C'est des pistes de réflexion sur lesquelles le nouveau programme va s'orienter. Il y a aussi la santé. Il faut dès maintenant commencer à avoir des mécanismes pour accompagner les populations et avoir un système d'assurance-maladie qui soit adapté à notre pays parce qu'il n'est pas normal que dans un pays, que ce soit seulement les travailleurs qui puissent bénéficier d'une couverture d'assurance alors que la plus grande masse de la population n'en bénéficie pas. Il faut que le gouvernement commence par y réfléchir. Le message que j'ai à envoyer c'est de dire que le potentiel des pays africains est inouï, insoupçonnable. Mais malheureusement, la recherche de la facilité ne permet pas aux uns et aux autres d'aller puiser dans leur propre tréfonds pour pouvoir donner la valeur à ce potentiel qui est là, dormant. Mais l'autre chose que je pense que nous avons également développé à travers ce programme, c'est de permettre à des nationaux de se faire confiance et permettre à des Béninois de se dire que le potentiel que nous avons dans nos administrations nous pouvons l'utiliser si nous mettons les gens en confiance, si nous essayons dans l'administration publique de vraiment respecter un quota de postes politiques et qu'un quota de postes techniques soit maintenu et que ce soit par le mérite qu'on accède à ces postes-là. Le jour où nous arriverons à faire cela, ce sera extraordinaire.

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Mardi 15 Septembre 2009

 Source : http://illassa- benoit.over-blog.com/article-36102206.html

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